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Préhistoire ancienne

Cours 5 : Comportements et économies de subsistance avant le Néolithique

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Vers : L'organisation des études en L1 Introduction au Néolithique


 

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Préhistoire ancienne

Cours 5 :

Comportements et économies de subsistance avant le Néolithique

 

Avant d’aborder la culture matérielle, les sites et les objets des hommes du Paléolithique et du Mésolithique, je voudrais aujourd’hui faire un point de ce que l’on sait sur l’économie de subsistance pendant la Préhistoire, antérieurement à l’invention de l’agriculture et de l’élevage.

Il s’agit en fait d’envisager ici comment les hommes préhistoriques se nourrissaient, et aussi d’où ils tiraient leurs ressources.

Comme je vous l’ai dit lors du cours introductif, on a très longtemps présenté l’ensemble de la Préhistoire de façon misérabiliste, avec des pseudo-humains, généralement assez poilus mangeant d’une façon peu engageante de la viande crue, accroupi au coin du feu à l’entrée d’une grotte…

Dans la réalité, on sait que les choses sont un peu plus sophistiquées que ça et l’étude des comportements de subsistance est même devenue une discipline en vogue, au sein de tous les champs de recherche de la Préhistoire.

Une précision très importante, en guise d’introduction à ce cours.
 
A notre époque, celle des « fast food », des réfrigérateurs et des congélateurs, des boites de conserve et des sauces en tube, en bombe et lyophilisées pour aller dans la lune, nous n’avons que très peu conscience de l’importance de l’acquisition de la nourriture, si ce n’est en terme de travail et de salaire afin de pouvoir se procurer notre nourriture dans des magasins qui en regorgent jusqu’à pourrir sur place.

Cependant, pendant des millénaires et en fait jusqu’à l’explosion du mode de vie urbain dans le courant des deux derniers siècles, l’acquisition de la nourriture  a constitué l’une des activités les plus importantes et accaparantes pour l’homme, en terme de temps et d’énergie dépensés.

De nombreuses spécialités concourent une meilleure compréhension des modes de vie des hommes préhistoriques et de l’essentiel de cette vie, l’acquisition de nourriture.

Il s’agit bien sûr des archéozoologues qui étudient les restes osseux animaux, des palynologues, des anthracologues et des carpologues  qui étudient respectivement les pollens, les charbons et les graines, permettant ainsi de reconnaître les espèces végétales récoltées et utilisées par les hommes.

Et évidemment, tous les spécialistes de l’archéologie, travaillant sur les outillages en pierre ou en os vont permettre de mieux comprendre comment les hommes chassaient, comment ils préparaient leur nourriture, et même parfois comment ils la consommaient.

Voyons donc maintenant ce que l’on sait. Et je vais surtout vous parler de chasse et un peu de pêche qui sont les pratiques les mieux connues.

Et si on remonte aux premiers temps de l’humanité, avec les premiers représentants du genre Homo que nous avons vu lors des derniers cours, il faut bien avouer que les données sont peu nombreuses.

A partir de 2,5 – 2 MA apparaissent à la fois les premiers vestiges matériels sous la forme d’outils très simples qu’on appelle des galets aménagés et les premiers sites qui vont généralement pas correspondre à de réelles habitats mais le plus souvent à des carcasses animales ou des amoncellements d’ossements auxquels s’associent ces premiers outils.

Ces différents vestiges sont aussi parfois découverts dans des amas de pierres qui ont été généralement interprétés comme des caches permettant aux premiers hommes de protéger une carcasse chassée ou charognées des autres prédateurs et charognards.

En réalité, nous ne pouvons pas être certains, par des méthodes objectives, du statut de chasseurs ou de charognards de ces premiers hommes.

Il semble assez évident, d’une part, que les carcasses d’animaux, de grands herbivores essentiellement, morts naturellement ou chassés par des grands prédateurs (les félins) devaient être assez nombreuses dans les savanes peuplées par nos premiers hommes qui ont sans doute profité bien souvent de cette aubaine.

Dans la nature, chaque niche écologique est exploitée selon un système de complémentarité, ou chaque prédateur, puis les charognards interviennent à leur tour dans la consommation d’une carcasse, sans nécessaire concurrence entre les différentes espèces.

Et il n’est donc pas rare que les ossements des animaux consommés par l’homme portent aussi des traces d’une consommation par les hyènes par exemple.

D’autre part, l’hypothèse de la chasse ne peut sans doute pas être totalement exclue, même si les preuves objectives manquent et que les outils connus à cette époque ne constituent pas des armes de chasse à proprement parler mais plutôt des outils de découpe de boucherie pour l’exploitation des carcasses.

Il ne faut pas oublier, je vous l’ai dit en TD, que si seuls les outils de pierre nous sont parvenus, nous ne savons rien de l’usage des matières périssables et surtout du bois, qui ne se conserve donc que dans des conditions exceptionnelles, comme en milieu subaquatique (et que l’on sait donc par ailleurs que dans ces contextes là, la quantité d’objets en bois dépasse de beaucoup tout le reste des productions…).
Il n’est donc pas exclu que ces premiers hommes aient disposé de pieux de bois afin de pratiquer la chasse.

Par ailleurs, l’observation des comportements des animaux, discipline que l’on appelle l’éthologie, permet de dire que même les chimpanzés pratiquent occasionnellement la chasse aux petits animaux, sans recourir pour cela à des armes.

L’existence de la chasse est donc possible, même si dans tous les cas, elle ne devait pas être majoritaire, mais elle ne peut pas être prouvée.

On connaît pour ces périodes plusieurs types de sites qui peuvent traduire le comportement des premiers hommes.

Outre les carcasses, dispersées dans la savane, et montrant des activités de découpe sur place, on connaît des sites probablement plus centraux où les parties récupérées ont été stockées, mises à la disposition du groupe et consommées.

Ces sites se trouvent la plupart du temps dans les forêts riveraines, qui longent les cours d’eau. Espaces où les prédateurs sont naturellement moins nombreux et où les grands félins viennent fréquemment stocker eux aussi le produit de leur chasse.

Sur ces sites, la diversité des espèces présentes dans ces régions est bien représentée et souvent dominée par les bovidés.

Les parties de squelettes représentées montrent que les hominidés avaient accès à des carcasses primaires, puisqu’ils ont souvent ramenés dans leur camp des parties riches en viandes et soigneusement choisies.

Généralement les os contenant de la moelle ont été fragmentés afin de la récupérer et l’étude des traces confirme bien qu’il s’agit du résultat du travail d’un outil, très différent du concassage par les dents d’un charognard.

La situation, concernant ces stratégies de subsistance, ne semble guère changer avec le développement d’Homo Ergaster et de la culture matérielle qu’on appelle l’Acheuléen. Les évidences d’une chasse demeurent discutées, alors que les sites, l’organisation de l’espace et du territoire semblent en revanche évoluer vers une plus grande complexité et probablement une plus grande sécurité et une plus grande efficacité pour les premiers hommes.

Dans toute cette période, il n’y a pas non plus d’évidence de cuisson de la viande.

De rares cas, pourraient néanmoins signaler l’existence de formes primitives de chasses, comme à Soleilhac en Haute-Loire, où pendant le très ancien paléolithique, vers 900000 ans, l’étude des restes osseux montre de situations très différentes entre restes d’éléphants et restes de cervidés. Les éléphants devaient être récupérés en grande partie décomposés et servir plus comme matériaux de construction que comme nourriture, en revancha, les restes de cervidés pourraient témoigner de l’acquisition d’animaux entiers, non déjà consommés par des prédateurs. Le contexte environnemental du site suggère qu’il pourrait s’agir de rabattage des troupeaux vers le marais proche, où les animaux enlisés auraient pu être récupérés assez facilement.

Il faut attendre le développement du Paléolithique moyen et des Homo neandertalensis et des Homo Sapiens archaïques pour que l’on parle réellement de chasse.

Pourquoi parle-t-on de chasse à ce moment là ?

- d’une part, parce qu’on voit le développement d’un outillage spécifique à la fabrication d’armes. (même s’il faut attendre le Paléolithique supérieur pour trouver des pointes de projectiles fichées dans les ossements de proies…)

- D’autre part, en fonction de l’étude des restes osseux animaux, qui va montrer une plus nette représentation des carcasses ramenées entières, complètes, jusque sur les sites d’habitat.

Ce qui va aussi caractériser le Paléolithique moyen, c’est l’apparition de chasses spécialisées.

Sur certains sites, on va rencontrer des restes osseux ne correspondant qu’à deux ou trois espèces alors que les tableaux de chasse entre guillemets du Paléolithique inférieur, étaient beaucoup plus diversifiés – traduisant sans doute l’opportunisme des charognards.

A partir du Paléolithique moyen, le feu est maîtrisé et son usage pour la cuisson de la viande peut être supposé par la découverte d’ossements brûlés seulement à leurs extrémités, alors qu’ils portaient encore de la viande.

Mais c’est donc le Paléolithique supérieur qui va être la grande époque des chasseurs.

Nous avons tout d’abord le développement tout à fait remarquable des techniques de fabrication des outillages lithiques qui vont amener à une très grande variété d’armes de chasse, sous la forme de pointes de lances ou de projectiles.

Mais la période montre aussi le développement de ce qu’on appelle l’industrie sur matières dures animales, en fait les os et les bois. Avec lesquelles les hommes du paléo sup vont réaliser des harpons et des sagaies qui sont des pointes de projectiles très classiques des armes de chasse.

En parallèle et sur ces matières nouvellement exploitées, il va réaliser des objets totalement nouveau qui vont sans doute beaucoup modifier les stratégies de chasse.

Il s’agit surtout des propulseurs qui vont permettre d’envoyer des projectiles à des distances importantes ou avec une force décuplée.

Parallèlement, apparaissent les chasses spécialisées sur une seule espèce.

A la fin du Paléolithique supérieur, au Magdalénien, ce sera le renne en Europe occidentale, et le mammouth en Europe orientale.

Mais pendant le Paléolithique supérieur, antérieurement au Magdalénien, de nombreux sites témoignent de chasses préférentielles variées avec le renne ou le cheval dominant.

Les techniques de boucheries vont s’affiner dans la même période, comme en témoignent les traces des découpes laissées sur les ossements.

En même temps, le développement de l’industrie sur matières dures animales fait que l’ensemble des carcasses est exploité, outre la viande, les ossements eux-mêmes, mais aussi les tendons et bien sûr les peaux comme en témoigne une partie de l’industrie lithique spécialisée dans le travail du raclage, du grattage etc.

L’apparition de l’arc est encore inconnue et elle peut être supposée dès le début du Paléolithique supérieur, par l’existence de petites armatures supposées de flèches dans le Solutréen, il y a 20000 ans.

Mais l’évidence de l’usage de l’arc est plus tardive, avec la fin de la dernière glaciation où les hommes ont du s’habituer à chasser des animaux plus petits et surtout dans des milieux de plus en plus fermés avec le redéveloppement des forêts en Europe.

Des arcs sont ainsi connus, conservés dans de rares sites, à partir du Mésolithique.

Dans cette période, on va fabriquer de toutes petites armatures de pierre destinées à être emmanchées en séries sur les flèches pour constituer des sortes de barbelures.

A partir du début du Paléolithique supérieur, nous allons aussi avoir l’apparition de l’art rupestre et de très nombreuses représentations d’animaux (alors que les représentations humaines sont rares).

Evidemment, au sein des interprétations de l’art paléolithique, la chasse est au cœur de nombreuses théories, qu’il s’agisse ou non de chamanisme, on évoque souvent des pratiques liées à l’espoir d’une bonne chasse.

En réalité les représentations de scènes de chasse, réelles ou supposées, sont peu nombreuses mais elles existent.

Nous avons un certain nombre d’animaux qui semblent couverts ou transpercés de traits que l’on peut interpréter – si on veut – comme des armes de chasse.

La scène du puit « l’homme tombé » de la grotte de Lascaux, correspond peut-être à un accident de chasse.

Enfin, le « petit sorcier à l’arc musical » de la grotte des Trois Frères en Ariège, daté du Magdalénien moyen et considéré traditionnellement comme une représentation de chamanisme a été réinterprété il y a quelques années par de jeunes collègues d’Aix-en-Provence à partir d’évidence ethnologique de l’approche des troupeaux par des chasseurs à l’arc.

Il pourrait donc s’agir ici de la plus ancienne représentation de chasseur et de la plus ancienne évidence de l’usage de l’arc de chasse.

C’est finalement seulement au Mésolithique et au début du Néolithique que de réelles scènes de chasse évidentes peuvent être observées, particulièrement dans l’art rupestre espagnol avec des représentations très explicites de chasses à l’arc.

Concernant maintenant les ressources halieutiques, de mer ou d’eau douce, elles sont naturellement moins nombreuses.

Les vestiges osseux de poissons sont en effet très fragiles et ne se conservent que rarement au sein des assemblages archéologiques.

Il faut quand même signaler la présence de restes de poissons de certains gisements dès le Paléolithique ancien, antérieurement à 200000 ans, mais ces restes sont rares et difficiles à interpréter aussi bien concernant leur provenance que pour la part de ce type de ressources dans l’économie des hommes.

Au Paléolithique moyen, comme au début du Paléolithique supérieur, les restes demeurent peu nombreux.

Mais au Paléolithique supérieur on va avoir des représentations de poissons de mer dans l’art rupestre comme dans l’art mobilier, jusque dans des grottes des Pyrénées éloignées des côtes – encore plus à cette époque.

C’est dans le Magdalénien, à la fin du Paléolithique supérieur que les évidences de pêche apparaissent réellement avec les hameçons droits puis les foënes bifides.

Puis encore les premier crochets en os ou en bois animal mais qui ne sont pas encore des hameçons avec barbillon.
Parallèlement, les restes de poissons, d’eau de mer ou d’eau douce augmentent considérablement et certains sites pourraient même être à cette époque spécialisés dans la pêche.

C’est encore une fois au Mésolithique que la pêche semble se développer de façon considérable avec de nombreux sites côtiers ou de bords de cours d’eau qui semblent spécialisés dans certains cas.

A la même époque apparaissent les réels hameçons de forme moderne ainsi que les plus anciennes nasses connues.

Dans certaines régions, la pêche va devenir l’activité principale pour subvenir aux besoins alimentaires. C’est le cas au Japon avec la culture Jomon qui débute vers 10000 avant notre ère.

Les pêcheurs de ce mésolithique japonais, trouveront tellement de ressources le long des côtes qu’ils pourront très rapidement se sédentariser, développer un habitat permanent, sans pour autant développer une économie de production, qui sera caractéristique dans d’autres régions de la néolithisation.

Mais ce qui va encore plus caractériser le Mésolithique, c’est l’exploitation des coquilles marines ou lacustres. La consommation de différentes espèces de coquilles va être tellement importante sur certains sites que vont se former des amas coquilliers, bien connus sur les côtes européennes mais aussi africaines, gigantesques dépotoirs, parfois de plusieurs centaines de mètres de longueur, sur lesquels les habitats et des nécropoles s’installeront même.

Concernant maintenant la collecte d’autres types de nourriture, les données sont encore moins importantes en raison de différents problèmes de conservation.

Une exploitation qui est peu documentée, mais attestée dans certaines régions par des représentations gravées à la fin de la période, est la collecte du miel.

La collecte de baies et de graines diverses est une évidence, mais elle n’est que rarement réellement attestée, pour de simple problème de conservation.
Outre la découverte de restes sur quelques sites, c’est aussi l’observation ethnologique et même éthologique, concernant les grands singes, qui nous renseignent sur ces pratiques.

Alors, évidemment, vous trouverez souvent, concernant ces périodes, de longs discours sur la division sexuelle du travail avec les hommes qui chassent et les femmes qui collectent, parfois fondées sur des réelles observations ethnologiques et donc actuelles, mais souvent appliquées sans indices réels sur les sociétés préhistoriques.

Concernant finalement l’exploitation du monde végétal. La fin de la Préhistoire ancienne va nous fournir des indices de plus en plus nombreux et important.

Les plus anciennes évidences de cette exploitation intensive du monde végétal se trouve loin d’ici en Océanie.

Cette région connaît une évolution particulière en raison des grandes modifications récentes des terres émergées.
Imaginez un continent gigantesque s’étendant de la Tasmanie au sud jusqu’à la Papouasie – Nouvelle Guinée au nord, au moment de la dernière glaciation et que l’on appelle Sahul.

Dans ces régions, le travail du bois est attesté par le développement de Haches et d’herminettes il y a 25 à 30000 ans.

La consommation végétale y est plus développée qu’ailleurs dans le monde avec des vestiges de préparation de plantes pour la consommation dès 28000 à 20000 ans.

Mais c’est surtout à la fin de la dernière glaciation que la consommation végétale se développe considérablement, avec l’amélioration générale des conditions climatiques et donc environnementales.

L’apparition de champs de céréales spontanées, sauvages évidemment, dans certaines régions comme le Proche Orient, va sans aucun doute modifier les comportements alimentaires.

Ainsi dans l’Epipaléolithique et le Mésolithique de la région proche orientale, la cueillette est bien attestée par la présence de restes végétaux et l’existence d’outils spécifiques.

Cette cueillette concerne diverses régions mais en particulier un groupe qu’on appelle les Natoufiens dans le Levant : l’orge, l’ers, les lentilles, les pistaches et plus rarement le blé engrain sauvage.

Mais il faut savoir que ces espèces étaient déjà récoltées au Kébarien (paléo sup) avec en particulier des glands et des amandes.

Les Natoufiens semblent très tournés vers l’alimentation végétale à partir de 12000 avant notre ère, mais ils pratiquent aussi une chasse, assez spécialisée par l’abondance des troupeaux de gazelles dans ces régions.

Cette abondance de nourriture, à la fois végétale avec les céréales et légumineuses sauvages, mais aussi avec la présence de troupeaux permanents qui sont probablement déjà gérés au sens où on abat les bêtes de façon réfléchies afin de permettre aux troupeaux de se perpétuer, conduit rapidement à la sédentarisation de ces groupes nomades.

Ils fondent de petits hameaux permanents qui vont les conduire, à force de contrôle des plantes et des animaux, à la domestication et donc à la pratique de l’agriculture et de l’élevage à partir de 8500 – 8000 avant notre ère, ce sera les débuts du Néolithique.

La néolithisation, cela va donc être le moment et le processus de cette transformation majeure de l’économie de subsistance, avec le passage à l’économie de production.
Ce phénomène va se produire dans diverses régions du monde à partir de la fin de la dernière glaciation.
Nous y reviendrons au second semestre.

Mais sachez que cette évolution qui va permettre le développement rapide des civilisations de la Protohistoire et de l’Antiquité n’est pas un modèle unique et que sur notre planète, de nombreuses populations ont vécues jusqu’à nos jours (ou presque malheureusement, car la plupart d’entre elles disparaissent aujourd’hui) avec une économie de chasseurs-collecteurs ou pêcheurs-collecteurs, et cela sur presque tous les continents.

Evidemment, les conditions de vie des chasseurs-collecteurs nomades pendant les glaciations du Paléolithique supérieur, ne devaient pas être très faciles ni très gaies tous les jours,

Mais pour finir, pensez à la vie des chasseurs-collecteurs actuels comme les yanomamis de la grande forêt amazonienne à la frontière entre le Brésil et le Venezuela.

Ces gens là travaillent (pour l’acquisition de la nourriture, l’entretien des villages…) environ 3h à 3,5h par jours (ce sont les femmes qui travaillent le plus évidemment).

Est-ce que ces gens là ont vraiment l’air plus malheureux que les hommes qui depuis le Néolithique travaillent la terre du lever ou coucher du soleil en suivant le rythme des traites des animaux…. ?

Je vous laisse réfléchir à cela, et nous verrons à partir de la semaine prochaine, les grandes cultures du Paléolithique et du Mésolithique.

 

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